Lundi 17 novembre 2008
La question de la parité est l'un des thèmes mis en avant par notre parti lors des élections. Force est de constater que ce principe est baffoué dans les grandes largeurs par nos instances ! En effet, le PS a versé plus de 8 millions d'euros d'amendes pour non respect de la parité depuis 2002...

Mais qu'en est-il dans nos instances départementales ???

Nous vous invitons à relire le dernier Cap Finistère en dernière page... Vous y trouverez la liste des candidats des différentes motions aux instances départementales ! Le constat est flagrant ! Où est donc la parité si chère dans les discours à nos responsables nationaux et anciens ministres qui l'ont fait voter lors du gouvernement Jospin ?

Nous vous donnons les chiffres afin d'être parfaitement clairs :
   Motion A : 38,46 % de femmes au Conseil Fédéral et 33,33 % au Bureau Fédéral
   Motion C : 28,57 % de femmes au Conseil Fédéral et 0 % au Bureau Fédéral
   Motion D : 22,22 % de femmes au Conseil Fédéral et 0 % au Bureau Fédéral
   Motion E : 45,45 % de femmes au Conseil Fédéral et 60 % au Bureau Fédéral

Sur cette question, comme sur tant d'autres, nous ne faisons plus confiance aux discours ! Aux actes Camarades !

Avec Ségolène Royal et Vincent Peillon, vous vous assurez que les discours seront suivis des actes ! D'ailleurs, nous vous invitons à regarder la vidéo de l'intervention de Ségolène la samedi à Reims qui parle de la parité !

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Lundi 17 novembre 2008

Vincent Peillon appellent les militants socialistes à voter massivement pour Ségolène Royal dès le 1er tour jeudi prochain. Ci dessous, son appel clair qui démontre que notre parti peut changer dès vendredi !



PARIS (AFP) — Vincent Peillon a appelé lundi les militants du PS à élire Ségolène Royal à la tête du parti "dès le premier tour", prenant "l'engagement du rassemblement et du changement" si tel était le cas.

"Il faut absolument que nous soyons dès le premier tour élus de telle sorte que nous puissions dès le lendemain rassembler" et "donner au parti la possibilité de cesser de faire ricaner la droite", a déclaré M. Peillon sur France 2.

Il a estimé que le congrès de Reims avait été "un échec" et dénoncé ceux qui "depuis des années" se livrent au "jeu obsessionnel des personnes". Il a cité Laurent Fabius, qui s'est "glissé derrière Martine Aubry" ou Henri Emmanuelli, derrière Benoît Hamon.

Ce sont des gens qui "ont comme principale obsession de se contredire, de s'empêcher, prenant en otage d'ailleurs pas seulement le PS qui collectivement n'a pas été à la hauteur ce week-end, mais toute la gauche française", a-t-il dit.

Il a promis, si Mme Royal était élue, de rassembler "tous les socialistes, pas dans un rassemblement mou et obscur mais sincèrement autour de l'exigence du changement et du travail". Il a estimé que des partisans aussi bien de Bertrand Delanoë, de Martine Aubry ou de Benoît Hamon devaient faire partie de la nouvelle équipe.

"Toute cette génération doit se mettre au travail ensemble", a-t-il jugé. Après le vote, il faudra "un petit peu de temps" et le conseil national aura lieu "la semaine après le vote" au lieu de samedi, a par ailleurs indiqué M. Peillon.

Par ailleurs, le député de l'Essonne Manuel Valls a souligné lundi "la grande surprise" qu'a constitué l'arrivée de Ségolène Royal en tête du vote des militants socialistes alors que le congrès de Reims était "fait pour (l)'écarter". "C'est la grande surprise (...) ce congrès était fait pour écarter Ségolène Royal" et "patatras, personne ne l'avait prévu, les militants la placent en tête", a déclaré M. Valls sur RTL.

"Et bien, il faut jeudi prochain que les militants, les adhérents du parti socialiste viennent voter massivement pour (l)'élire dès le premier tour, pour mettre fin à cette crise de leadership et pour accomplir cette transformation du PS dont nous avons besoin", a-t-il ajouté. Selon M. Valls, Reims "est sans doute un congrès de la dernière chance, il faut un sursaut" et "aujourd'hui, Ségolène Royal "représente cette mutation, cette transformation et ce changement indispensables" au PS.

Interrogé sur le style de l'ex-candidate à la présidentielle et sa rhétorique avec le recours à des termes comme "amour" "pardon" "guérison", il a reconnu qu'elle "change les codes" et qu'à ce titre "elle dérange, elle nous dérange" et même "quelquefois elle a pu me déranger".

Mais, a-t-il ajouté, Ségolène Royal a "compris qu'il faut s'adresser de la même manière aux Français, aux électeurs socialistes et aux militants".

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Lundi 17 novembre 2008

 Voici la profession de foi de Ségolène Royal pour l'élection du 1er secrétaire du Parti Socialiste.

Le vote aura lieu Jeudi de 17h00 à 22h00 (et vendredi aux mêmes heures en cas de second tour) dans toutes les sections.

Nous rappelons que les votes ne peuvent avoir lieu chez un militant mais dans un lieu neutre et, si possible, au lieu habituel de réunion de la section. Nous y serons extrèmement vigilants !!! De même, nous serons vigilants sur l'annonce des lieux de vote (près de 15 sections n'avaient pas transmis ce lieu aux représentants des motion pour le vote du 6 novembre !).



Profession de foi pour l'élection du Premier secrétaire national
du Parti socialiste - Jeudi 20 novembre 2008



Chèr-e-s camarades,


Au moment où la crise financière aggrave les souffrances, ici et dans le monde, la France attend les socialistes. Elle les appelle. Nous devons répondre, forts, déterminés, audacieux, vigoureux, énergiques.


La parole vous est aujourd'hui redonnée. Immense responsabilité, car c'est vous qui, par votre vote, allez forger l'unité du Parti socialiste et donc sa capacité à se faire entendre et à agir dans le tumulte.

Oui ou non voulons-nous ensemble écrire une nouvelle page de notre histoire, vibrante et populaire ?
Oui ou non voulons-nous bâtir ensemble le socialisme du XXIème siècle ?
Oui ou non, notre parti va-t-il s’ouvrir à toutes les diversités et devenir meilleur que la société qu’il prétend transformer ?
Oui ou non le peuple que j’ai vu tellement présent et attentif au cours de ces derniers mois va-t-il venir vers nous car nous aurons su lui redonner l’espoir ?

Notre avenir est à portée de main. A nous de le saisir. Nous avons les talents individuels. A nous de tisser le talent collectif.

Je veux mettre en valeur une nouvelle génération d'hommes et de femmes, de toutes origines et de tous les territoires. A nous de leur ouvrir les responsabilités et de demander aux anciennes générations d'être là et de leur transmettre l'expérience.
Vous savez que le Parti socialiste peut devenir un grand parti populaire. A nous d’accueillir toutes celles et ceux qui veulent combattre les dégâts du sarkozysme et construire un autre futur.

On nous a fait un procès intellectuellement déloyal sur la question des alliances. Pourtant notre motion est parfaitement claire : l'union de la gauche d'abord, la main tendue à tous les humanistes pour battre la droite, ensuite. Cette question sera soumise à une consultation directe des militants. Je m'y engage.

Vous savez que les jeunes des quartiers populaires et de toutes les couleurs sont massivement venus voter pour nous à l'élection présidentielle. Je les espère au Parti socialiste. A nous d'inventer de nouvelles formes de militantisme.

Les Français nous attendent. La gauche nous attend. La force d'être nous-mêmes et la force de changer dépendront de la force que par votre vote, chacune et chacun d’entre vous nous donnera jeudi prochain. Donnez-nous cette force et cette légitimité qui nous permettront de reprendre l'ouvrage, pour que tous les talents de toutes les motions se rassemblent pour combattre la droite, pour proposer et pour se faire entendre, ici, mais aussi en Europe et sur la scène internationale.

Je vous appelle toutes et tous à venir voter. Car aujourd’hui c’est vous, militantes et militants, qui détenez les clés de notre avenir commun et donc de celui de millions de citoyens qui nous attendent, parfois désespérément. C’est vous qui pouvez donner l’élan de la transformation. Alors, allons-y. Nous pouvons le faire. Nous devons le faire. Nous sommes les socialistes. Nous allons retrouver la fierté de l'être tous ensemble, unis et offensifs. Vous pouvez compter sur moi comme nous comptons sur vous.


Amitiés socialistes,


Ségolène Royal et Vincent Peillon, et toute l'équipe



www.fiersdetresocialistes.org


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Lundi 17 novembre 2008

Ci dessous, un article paru dans le Journal du Dimanche après notre Congrès !

Quand Ségolène Royal emporte Reims...
Qu'on le veuille ou non, qu'on l'aime ou que l'on ne l'aime pas, Ségolène - dans un discours de trente-cinq minutes - a prouvé non seulement qu'elle était une femme politique novatrice, mais encore qu'elle était une femme politique courageuse.

Ségolène Royal. (Reuters)En affrontant une salle largement acquise à M. Aubry (qui avait fait la retape, pour l'occasion), elle a tour à tour démoli la maire de Lille qui fustige l'alliance avec le MoDem tout en s'alliant à Lille avec lui, et pris au mot le maire de Paris en proposant de soumettre cette question - si elle devait se poser, dans trois ans - aux militants.

Certaines mauvaises langues auront beau dire que la question des alliances a été tranchée par le vote du 6 novembre (70 % des militants désapprouveraient cette alliance au centre). C'est une erreur grossière : les militants ne se prononçaient pas là-dessus.

J'entends déjà ceux qui me diront : "Il fallait opter pour une ligne politique". Mais une ligne politique est mouvante, en fonction des circonstances, du temps, de l'opportunité. Elle n'est pas statique ou immobile. Fr. Mitterrand n'a jamais été arc-bouté sur une ligne politique. C'est ce qu'a voulu dire la présidente de la région Poitou-Charentes.

Mais, ce qui m'a le plus choqué, devant mon téléviseur (et je l'avoue, j'ai parfois eu le frisson), ce sont les huées, les lazzis, quand elle a dit : "Il nous faut prendre soin de notre parti et pour cela il va falloir nous guérir nous-même, nous soigner", ou bien : "Il faudra rassembler nos tendresses, nos colères et nos indignations", ou bien encore : "Nous voulons un parti fort, n'ayons pas peur des militants, n'ayons pas peur d'une invasion de militants"...

Conspuer quelqu'un qui prône la réconciliation, l'amour entre soi, la fraternité (qui est tout de même inscrite sur les frontons de nos édifices), cela montre le degré zéro auquel est arrivé le Parti socialiste. Les Français sont consternés par tout cela. Les vieux socialistes auront réussi une chose : rendre plus aimable S. Royal. Plus ils tapent sur elle, plus cela la renforce !

P. Moscovici affirme : "C'est un discours plein de fulgurances et de béances. Il y a un problème, c'est un discours assez décalé. Je vois que c'est très clivé, sa personnalité divise. Cela va nuire au vivre ensemble du parti et ce n'est pas possible pour le parti. Il faut réfléchir à une solution."

Le député du Doubs n'a pas compris que nous assistions à une mutation politique, une autre façon de faire de la politique. Les meetings et les congrès organisés de la même manière depuis des décennies, c'est terminé. S. Royal est en train de réinventer la politique à gauche, elle est en train de réinventer la gauche.

Ce congrès de Reims restera dans l'Histoire, comme celui de Tours. Car ce que le PS est en train de faire, c'est de jeter en dehors de lui-même un pan entier de socialistes qui veulent changer. Si S. Royal continue d'être aussi haïe, maltraitée et avec elle les militants qui la soutiennent, le PS se fera hara-kiri. Le peuple français ne le suivra plus.

L'ex-candidate a marqué la vie politique française et la gauche. Plus rien ne sera comme avant. Rejeter la main qu'elle tend aux autres motions sera(it) suicidaire pour le PS. Et le pire, c'est qu'il est prêt à se tuer. Plutôt se tuer que de confier Solférino à S. Royal ! La haine est plus forte que le rassemblement, malgré les difficultés des Français, malgré les défis nouveaux que pose la crise financière, malgré le devoir d'innovation que nous imposent les difficultés climatiques et écologiques.

C'était un grand discours aujourd'hui qu'a prononcé S. Royal à Reims. Un discours qui fera date, un discours fondateur. Que les autres dirigeants en prennent de la graine et réfléchissent aux enjeux auxquels le Parti socialiste est confronté ! Il en va de sa survie politique, électorale et militante. Ségolène l'a bien compris.

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Dimanche 16 novembre 2008

Le Congrès de Reims est terminé et il faut bien avouer que nous, militants socialistes, sommes perplexes (pour ne pas dire plus) sur le résultat final !

Il y aura donc 3 candidats au poste de 1er Secrétaire jeudi ! Les tractations de dernières minutes entre les leaders des motions A, D et C n'auront donc pas abouti... mais laisseront des traces dans les têtes des militants qui n'en peuvent plus de cette manière de faire !

Pour notre part, et cela n'étonnera personne, dans la continuité de nos engagements, nous appelons dès ce dimanche soir les militants à voter nombreux et à donner une majorité claire au ticket Royal / Peillon , alliance de l'expérience et du renouvellement tant nécessaire !

Le non rassemblement autour de la motion arrivée en tête est, j'en suis convaincu, avant tout une histoire de personnes ! Sur la plupart des grands sujets, les points d'accord étaient réels. L'ouverture proposée par l'équipe de Ségolène Royal (prête à des compromis) n'a même pas eu d'échos... Certains ne prenant même pas le temps de proposer des changements à notre équipe !

Ségolène Royal et Benoît Hamon avaient fait part de leur candidature avant ou à l'ouverture du Congrès. La "surprise" du dimanche matin a donc été la candidature de Martine Aubry.

Je voudrais faire 3 commentaires sur cette candidature. Je les fais en toute camaraderie, sans volonté de polémique mais avec une farouche envie de vérité !

1- Cette candidature, tardive, est le résultat d'un échec ! Jusque tard dans la nuit de samedi à dimanche, des négociations ont eu lieu. Face à l'impossibilité de rassemblement entre les motions A, C et D, les représentants de la motion Aubry / Fabius ont fait le choix de déposer la candidature de Martine malgré le fait qu'elle n'était pas "chaude" pour y aller d'après les journalistes présents...

2- Le prétexte donné par des représentants de la motion D pour rejeter tout projet de discussion avec notre motion a été la question du Modem... Que de mensonges ! Que de contre-vérités ! Que de mascarades ! Je ne reviens pas ici sur ce que nous disons (voir tous les articles sur ce blog qui en parlent...) mais, afin de rétablir la vérité, je vous laisse méditer sur cette vidéo où Martine Aubry justifie son alliance avec le Modem à Lille... Surprenant de constater que c'est quasiment le même discours que celui que nous tenons...



3- Oui, il y a par contre une vraie différence entre la motion Aubry / Fabius et nous : la place des militants dans le parti socialiste ! Nous voulons que les militants soient la base de notre organisation en leur donnant vraiment les moyens d'être les acteurs du Parti ! Je veux vous donner ici 2 exemples pour démontrer qu'il y a là une vraie divergence en vous donnant 2 citations reprises par les média :
          Martine Aubry refuse que ce soient les militants qui tranchent la question des alliances futures en déclarant " c'est un Conseil National ou un Congrès qui peut le faire " !
          Le député Daniel Goldberg (proche de Martine Aubry) : " Il faudra supprimer l'élection du 1er secrétaire par les militants de manière directe " !

Ce n'est d'ailleurs sans doute pas un hasard si les observateurs de notre congrès disent de nos candidats la chose suivante pour présenter le choix qui sera soumis aux militants :

   Ségolène Royal, " Les militants au coeur du PS "
   Martine Aubry, " La défense de l'appareil "
   Benoît Hamon, " Le PS à gauche "

Stéphane Riou, mandataire de la motion E dans le Finistère, militant à Briec.
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Jeudi 15 janvier 2009
à 20h30 au local PS de Brest


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